
Anxiété, stress, agitation intérieure : quand le corps et l’esprit restent en tension, même sans danger visible. Certaines femmes peinent à nommer ce qu’elles ressentent. Elles savent simplement que leur état intérieur ne redescend plus. Pas forcément de crise. Pas forcément de panique. Parfois même, extérieurement, tout semble sous contrôle.
Et pourtant, à l’intérieur, quelque chose reste serré. L’esprit anticipe. Le corps ne se détend pas. Le cœur n’arrive plus à se poser. Quand l’apaisement ne revient plus, ce n’est jamais anodin.
Ce que je rencontre le plus souvent chez les femmes que j’accompagne,
ce n’est pas une anxiété spectaculaire. C’est une alerte intérieure permanente.
- Tension diffuse qui ne redescend pas
- Fatigue mentale malgré le repos
- Pensées qui tournent, surtout le soir
- Corps en alerte, respiration courte
- Irritabilité ou hypersensibilité inhabituelle
- Difficulté à ressentir la tranquillité
Et surtout… cette sensation de ne jamais vraiment relâcher, même dans les moments calmes. Tu continues à avancer. Tu gères. Tu assumes. Tu fais ce qu’il faut. Mais intérieurement, quelque chose s’épuise.
Quand le système nerveux reste en alerte, le cerveau ne cherche pas le danger réel. Il anticipe. Il surveille. Il interprète. Il projette. Il fatigue .Ce n’est pas un manque de volonté. C’est un mécanisme.
Plus l’anxiété dure, plus il devient difficile de comprendre ce qui la maintient, et pourquoi le calme ne revient pas.
Chez une femme musulmane, l’agitation intérieure ne reste jamais uniquement émotionnelle. Très vite, elle se mélange à :
- la peur de manquer de confiance en Allah
- la crainte de mal faire spirituellement
- la confusion entre tawakkul et contrôle
- le poids de la patience mal comprise parfois
- une culpabilité religieuse profonde
Certaines femmes se reprochent leur anxiété. D’autres la taisent. D’autres encore doutent de leur foi, parce que leur cœur est agité. Or, l’islam n’a jamais exigé un cœur constamment paisible.
Allah ﷻ rappelle au contraire la réalité de la fragilité humaine :
Allah ﷻ rappelle au contraire la réalité de la fragilité humaine :
« Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. » (Sourate Al-Baqara, 2:286)
Ce verset ne nie pas l’angoisse ni la tension intérieure. Il rappelle que ce qui pèse sur le cœur existe dans le cadre des capacités humaines — et que l’épreuve n’est pas une faute, mais une réalité qui élève plus qu’elle ne blesse.
Quand une femme vient me parler d’une relation qui la trouble, je ne lui dis jamais quoi faire. Je n’accuse personne. Je ne tranche pas. Je ne décide pas à sa place.
Je travaille comme une enquêtrice. On observe. On rassemble les indices.
On regarde ce qui se répète. Ce qui déclenche. Ce qui fatigue. Ce qui fait douter.
Mon rôle n’est pas de juger une relation. Mon rôle est de te redonner de la clarté intérieure. Parce que quand c’est clair à l’intérieur, les décisions deviennent possibles — et surtout, paisibles.
- Les faits & les répétitions : ce qui revient toujours. Les mêmes scènes, les mêmes réactions, les mêmes issues.
- Les mécanismes émotionnels : culpabilité, peur de perdre, attachement, hypervigilance, besoin de se justifier.
- Les schémas cognitifs : interprétations, doutes, sur-responsabilisation, ruminations.
- La dimension spirituelle (quand elle s’entremêle) : confusion entre sabr et effacement, culpabilité religieuse, pression morale — sans conclusion hâtive.
Ce principe n’impose aucune décision. Il pose un cadre. Il rappelle qu’Allah ne demande pas la nuisance.
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On remet à plat les faits, les émotions, les réactions, les non-dits.
Ce qui déclenche, ce qui entretient, ce qui fatigue.
Pourquoi l’alerte ne s’éteint plus, qu’est ce qui l’active.
Exercices, recadrages, régulation émotionnelle.
Sans lutte permanente, dans la fluidité et la simplicité.
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Quand l’anxiété est présente presque tous les jours, qu’elle ne redescend plus vraiment, et qu’elle fatigue le corps ou l’esprit, ce n’est jamais anodin. Ce n’est pas son intensité ponctuelle qui compte, mais sa durée et son impact intérieur.
Non. L’anxiété n’est pas un jugement sur la foi. Elle peut toucher le croyant pratiquant comme n’importe qui. Le cœur peut être agité, inquiet ou fatigué, sans que cela remette en cause la sincérité de la relation à Allah.
Beaucoup de femmes consultent avant l’effondrement, simplement parce que la tension devient trop lourde à porter. La consultation n’est pas un aveu de faiblesse, mais un temps de clarté.
Parce que certaines angoisses sont entretenues par des mécanismes émotionnels, cognitifs ou relationnels. Le spirituel ne nie pas ces dimensions. Les comprendre permet souvent à l’apaisement de revenir plus naturellement.
Chaque situation est différente, mais beaucoup de femmes ressentent un soulagement dès les premières séances, simplement parce que le flou se dissipe et que le système nerveux commence à relâcher.
Tu n’as pas besoin d’avoir tout compris.
Tu n’as pas besoin d’avoir raison.
Tu as juste besoin d’un espace pour y voir clair.Je t’aide à enquêter, avec méthode, pudeur et discernement.
Bi idhnillah.
Najiba - Ta psy-musulmane
Master 2 en psychologie, dynamiques cognitives, et socio-cognitives
• Certifiée en psychologie musulmane et Roqya légiférée par les Professeurs Fayçal Mensari et Akim Bouterra
• Étude des troubles émotionnels à la lumière du Coran et de la Sunna selon la compréhension des pieux prédécesseurs