Effets après une roqya : ce qui est normal, ce qui doit alerter

Quels sont les effets possibles après une roqya ?

Comprendre ce qui est normal, ce qui interroge — et pourquoi certains blocages persistent

Après une roqya, beaucoup de personnes se posent la même question :

« Est-ce normal de ressentir ça ? »
« Pourquoi je vais mieux… puis moins bien ? »
« Est-ce que le mal est parti ? Est-ce qu’il revient ? »

Ces interrogations sont légitimes. Et elles méritent une réponse claire, encadrée, et sans exagération.

👀 Pssst — moi c’est Najiba, psy musulmane diplômée (Master 2 en psychologie), formée aux approches cognitives, émotionnelles et à la psychologie islamique. J’accompagne les femmes musulmanes en consultation en ligne pour comprendre, démêler et apaiser ce qui se vit intérieurement.

Les effets possibles après une roqya légiférée

La roqya est une cause permise en islam. Elle agit par la parole d’Allah, selon Sa sagesse. Après une roqya légiférée, certaines réactions peuvent apparaître — sans que cela ne soit systématique, ni automatique.

Parmi les effets rapportés (et non garantis) :

- sensation de fatigue intense ou, au contraire, d’allègement,
- émotions qui remontent (pleurs, tristesse, colère),
- troubles du sommeil transitoires,
- sensation de vide ou de confusion passagère,
- apaisement immédiat chez certains,
- amélioration puis stagnation chez d’autres.

 Point essentiel : Il n’existe aucune liste universelle des “effets normaux”. Chaque personne, chaque épreuve, chaque terrain est différent.

Ce que les savants rappellent avec prudence

Les savants ont toujours mis en garde contre deux excès :

  1. Tout interpréter comme un signe spirituel

  2. Nier toute dimension spirituelle par principe

Ibn al-Qayyim explique que la roqya agit selon la réceptivité du cœur, la constance dans les causes, et la sagesse d’Allah — pas selon des réactions spectaculaires.

👉 L’absence de “réaction forte” n’invalide pas une roqya.
La présence de symptômes n’est pas une preuve définitive.

Mal occulte et déséquilibre psychique : un lien souvent ignoré

Le mal occulte n’agit jamais dans le vide.

Il trouve parfois un terrain fragilisé par :

- une anxiété chronique,
- une hypervigilance,
- des traumatismes non traités,
- une fatigue nerveuse profonde,
- une culpabilité excessive,
- ou des schémas mentaux répétitifs.

👉 Soigner uniquement le mal occulte sans traiter le terrain, c’est parfois :

- laisser la porte entrouverte,
- fragiliser la protection,
- ou rendre l’apaisement instable.

Cela ne signifie pas que tout est psychologique. Cela signifie que le psychique peut entretenir la vulnérabilité.

Pourquoi le mal peut sembler “revenir”

Dans certains cas, ce qui revient n’est pas le mal occulte lui-même, mais :

- la peur qu’il revienne,
- l’hyper-surveillance intérieure,
- l’angoisse d’un nouveau signe,
- ou un mécanisme anxieux installé.

🔍 Le cerveau, en état d’alerte, interprète alors :

- chaque sensation,
- chaque pensée,
- chaque variation émotionnelle comme une menace.

Résultat : le cœur ne se pose pas, le doute s’installe, et l’apaisement ne dure pas.

Ce que permet une approche globale

Une approche sérieuse ne choisit pas entre :

- roqya ou psychologie,
- spirituel ou psychique.

Elle articule. Selon la situation, cela peut impliquer :

- poursuivre une protection spirituelle saine,
- comprendre les mécanismes anxieux,
- apaiser le système nerveux,
- désamorcer la peur et la rumination,
- travailler la stabilité émotionnelle,
- et, lorsque c’est pertinent, intégrer des moyens complémentaires légiférés.

👉 Ce travail est transversal. C’est souvent ce qui permet à l’apaisement de durer.

Quand consulter devient une vraie protection

Il devient pertinent de consulter lorsque :

- la roqya a été faite mais le cœur reste agité,
- la peur ne lâche pas malgré les moyens,
- tu surveilles en permanence ton état,
- tu n’arrives plus à distinguer spirituel et anxieux,
- ou que l’épuisement s’installe.

👉 Se faire accompagner n’annule pas la roqya. Cela permet d’en consolider les effets.